Nous avions laissé Matt Elliott après un *Farewell To All We Know* visionnaire, pour ne pas dire prémonitoire de la crise « collapsologique » qu’a été la COVID-19. Que peut-on construire quand tout est à terre, quand tout s’est effondré – idéaux et croyances, sentiment d’appartenance et de communauté ? Il ne reste plus qu’à se surpasser encore et encore, à fouiller encore et encore dans les mêmes obsessions, à les dompter, à les apprivoiser. Ce neuvième album de Matt Elliott sous son propre nom, si l’on met de côté son projet plus électronique, Third Eye Foundation, en est une sorte de preuve. Il y a chez l’artiste britannique une force d’expansion créative qui fait de chaque disque, surtout depuis le début de sa collaboration avec le producteur et multi-instrumentiste David Chalmin, une capacité à toujours se surpasser, à toujours nous surprendre par des combinaisons que l’on croyait connaître mais qui, à chaque fois, sont nouvelles.
Tracklisting :
1/ The End of Days 2/ January’s Song 3/ Song of Consolation 4/ Healing A Wound Will Often Begin With a Bruise* 5/ Flowers for Bea 6/ Unresolved
*Healing A Wound Will Often Begin With a Bruise (short version) uniquement pour le format [LP] vinyle